JeudiSoir aux tremplins de l’Isère
Le Vendredi 29 février 2008 à 23:20 par piR
Samedi dernier JeudiSoir a participé à la sélection chanson des Tremplins de l’Isère à Tullins. Inutile d’entretenir le suspens jusqu’à la fin du billet : nous n’avons pas été retenus
Reste que c’était toujours une occasion de jouer, et une expérience intéressante - j’y viens !
Le principe de la manifestation déjà : les groupes s’inscrivent dans la catégorie qui leur convient. Pour chaque catégorie correspond une date de sélection et demie finale, plusieurs dates dans plusieurs villes sont prévues (puisque plusieurs styles - vous suivez ?). La finale a lieu en plein Grenoble, le 21 juin (je ne sais pas pourquoi cette date me dis quelque chose…
). Mais avant cela, il faut donc déjà être sélectionné et passer les demi finales… en jouant 15 minutes devant le jury, installation comprise.
Nous voilà donc débarquant à Tullins ce samedi 23 février, à 13h. Une grande salle des fêtes, parking d’un fort beau garabit pas vraiment rempli… Les personnes circulant autour du bâtiment laissent peu de doutes sur la nature de la manifestation qui s’y tient
Car oui, j’ai oublié de vous mentionner que si nous étions inscrit pour la chanson, à cette date-ci il y avait certes cette catégorie mais aussi rock (d’abord hard, puis soft). Et donc, je vous laisse imaginer les gusses trimbalant moult doubles pédales et avec sur le dos des frusques plutôt du genre typées. Alors que les premiers râles métalleux s’élèvent de la salle, nous apprenons rapidement qu’il y a 20 groupes devant nous. Exercice pratique : oui, 5h à attendre ! Bon… Nous regardons les premiers hard trash rock metal beuhahahahahaaaaa, et le temps passant et considérant finalement que nous sommes programmés à… 22h, nous décidons de nous rentrer sur Grenoble pour revenir vers 19h.
Retour à 19h, donc. Dans la salle des tables sont disposées, chaque groupe a la sienne réservée. La régie au milieu de la pièce, avec le jury d’un peu moins de 10 personnes devant. Pas plus d’une cinquantaine de personnes dans la salle, c’est assez éparpillé. La majorité sont des membres des groupes qui ont ou vont jouer… L’entrée est à 5€ pour les non participants au tremplin, ce qui m’aura assez surpris ? Enfin on ne s’attend pas à voir un public débordant de toute façon
Les groupes défilent très vite, même si la durée a été étendue à 20 minutes. Installation, branchement de tout le monde avec 2 techniciens sur scène, et puis l’ingé son qui effectue une (très) rapide balance, et roule. 3, 4 chansons, et c’est fini. Le public de la salle me parait plus attentif que ne le supposerai cette situation. Des applaudissements… Ce n’est pas la fête non plus vu la densité assez faible, mais quand même loin de l’indifférence générale que j’imaginais !
2 groupes passent, grande pause… Encore un autre… Et puis un autre… le dernier avant nous !! Ouvert l’étui pour que la température du biniou s’accorde, et pendant leur 2 dernière chansons, bzuiiiiiii à l’embouchure pour chauffer. Voilà, fini. Monté le trombone, rangé les bouchons d’oreille, pris l’accordeur dans la poche. Au pied de la scène rejoins les copains, accordé avec Manon et Yann, monté. Les techniciens nous installent efficacement. Lumières, micros, retours… que demande le peuple ! L’ingé son demande tour à tour qui de jouer, qui de chanter. Et puis quand fini, nous jouons quelques dizaines de secondes pour un seul essai. On demande juste un peu plus de retour de ci à tel endroit.
Et on y va ! 3 chansons : JeudiSoir, Cuba, Hérésie des idées (cf le MySpace pour écouter ce à quoi ça ressemble). Ca change assez de jouer sur une telle scène : certes c’est surélevé, mais surtout il y a pas mal de projecteurs, on ne voit quasiment pas la salle… et puis des fumigènes sont déclenchés de temps en temps (très joli à voir cette fumée à regarder évoluer sous les feux des projecteurs d’ailleurs… ça m’a fait penser à cette fameuse scène de In the mood for love avec la fumée de cigarette dans le faisceau de néons… Bon enfin, l’ambiance en était loin de ça cela dit
). Jouer avec les retours est aussi assez intéressant… on se rend compte alors de l’importance des balances !! Alors que j’étais en plein chorus je ne m’entendais qu’à peine… dur dur !
Le public réagit, il y a quelques applaudissements… Un très bon moment ! Et puis, sur cette durée nous aurons été plutôt pas mal : pas trop de vide entre les chansons (la dernière fois que nous avions joué, ça avait été un point que l’on avait considéré comme négatif…), pas de plantages, juste une pulse un peu flottante de temps en temps (pas la faute de Hervé qui est notre métronome man !). Mais ça passe vite, très très vite ! Et voilà, c’est fini.
Donc en conclusion, une plutôt bonne expérience : nous n’avons rien planté, et en plus c’était le 1er tour en public de Cuba, qui a été très bien marché ! Vivement les prochaines dates… a noter celle va très bientôt arriver : ce samedi 15 décembre pour fête le mur, dans une “vraie” salle (Eve, sur le campus de Grenoble).
Quelques très belles photos de la journée sur le site du photographe officiel, Philippe Girard-Buttoz.
Hop !
