Quelques propos de Denis Olivennes relayés :
Ce que je retiens moi de ces propos :
C’est un compromis juste
Pour que le mécanisme d’avertissement soit mis en place, il va donc falloir surveiller les flux de chaque FAI. L’accord parle de “filtrage”, mais on voit bien qu’en pratique c’est de l’écoute.
Est-ce que le fait que ce soit une entité indépendante qui pilote cela apportera toutes les garanties ? Certainement pas ! Comment seront gérées les écoutes, qui les fera et où iront les données, qui y aura accès ? Comment prendre la décision de couper un accès alors que l’on sait qu’il y a des centaines de milliers d’équipements Wifi piratables en quelques minutes sur le territoire, un nombre énorme de micro ordinateurs saturés de chevaux de troie, et j’en passe ?
L’autorité indépendante que le rapport veut créer n’est pas une police de l’Internet
Cette autorité va principalement centraliser les écoutes en place chez chaque FAI, et prendre des décisions auparavant de l’unique chef de la justice. Elle constituera aussi un répertoire des “pirates”. C’est son principe.
C’est un accord unanime
Etonnant d’oublier à ce point les voix dissonantes, et non des moindres (on l’a déjà assez dis mais répétons le encore : UFC Que Choisir, April, AFA, … et aussi les plateformes de vidéo en ligne, à lire sur ZDNet : Pourquoi les plates-formes vidéo n’ont pas signé l’accord Olivennes)
Il faut un seul système de DRM, pour l’interopérabilité
NON, il ne faut pas de DRM du tout. Donner tout contrôle à l’éditeur est une parfaite hérésie, sans compter ce que contient la Dadvsi (un DRM est une boite noire qu’il est interdit de toucher, bref n’importe quel logiciel peut être installé sur l’équipement de l’utilisateur sans qu’il ait le droit de savoir ce que fait ledit logiciel, de le limiter ou de le supprimer)
Cet accord n’est pas dans le répressif, il vise à limiter et non abolir le piratage
Oui, c’est bien ainsi qu’on le comprend. Mais quel est le prix à payer pour cela ? Sans faire de parallèle douteux, on visualise la dérive qu’entraînerai la création de cette autorité… J’y suis parfaitement opposé !
Par ailleurs, on peut douter de beaucoup de l’efficacité de ces mesures si elles viennent à être mises en place : elles ne concerneront que le territoire français, et les proxy, P2P crypté etc sont à quelques clics de portée… Le piratage ne sera pas plus “compliqué” que le temps que le bouche à oreille fasse basculer les utilisateurs d’un réseau P2P à un autre…
Bref à mon sens le dispositif est mort né, au prix d’un pan de plus arraché au secret des communications et des libertés individuelles.
Et pendant ce temps là… La musique pirate ne rebondira pas sur Boink