Je reprend un peu le retard accumulé dans FeedReader et je vois cet article de Ma vie Numérique sur les concerts de Björk : Björk et la Reactable. Beaucoup de mystères sur les machines électroniques bizarres employées sont levés, une vidéo de démo, un lien vers une interview passionnante (du moins, du moment que l’on est habitué aux plaquettes de pub de Apple et que l’on n’est plus agacé par la forme
) du “chef d’orchestre” de la tournée… Extrait de cette dernière :
C’est la première fois qu’Alan Pollard intègre littéralement chaque morceau de Björk sur un portable. Et ce n’est pas une tâche facile. La musique de Björk est complexe et Alan Pollard doit éliminer ou réduire au silence les parties qui seront jouées sur scène. Il se retrouve, au final, avec des morceaux de musique basiques que les musiciens étoffent.
“Mark effectue l’essentiel du traitement et Damian se charge en gros du reste”, explique Alan Pollard. Les instruments à vent, les claviers, les voix et certaines percussions sont créés sur scène. “Il m’arrive de n’avoir que deux ou trois pistes (parties d’une chanson) en cours, explique-t-il.
Et tout doit être parfaitement synchronisé. Alan Pollard exécute un timecode MIDI à partir de Logic Pro pour Mark Bell et Damian Taylor et une piste-métronome à l’intention des cuivres. Par ailleurs, deux métronomes numériques sont situés à chaque extrémité de la scène. Leurs pulsations lumineuses aident les musiciens à rester ensemble. “Au début, ça a été difficile en répétition, car les cuivres débarquaient ; or, les chansons sont assez compliquées. Et puis, tout d’un coup, les différents éléments ont commencé à s’articuler et c’est devenu assez rapidement un show de qualité.”