En fin de semaine dernière nous vîmes Nicolas Bacchus à la salle des Rancy (à Lyon). Lui à la guitare accoustique ou électrique et au chant, il est accompagné d’une violoncelliste sur scène mais de pleins d’autres gens sur disque (y compris avec d’autres artistes au chant), son spectacle est drôle, grave et militant tout à la fois. C’est fort et parfois très touchant. Une espèce de « chanson française engagée » au goût du jour rythmée par de nombreuses parenthèses parlées. Un excellent contact avec le public qui n’était pas très nombreux (une petite cinquantaine, assis). C’est un peu l’avantage et l’inconvénient de cette salle de MJC à la programmation éclectique. Inspiré par de nombreuses références bien senties (Brassens, Brel, Boby Lapointe, la musique manouche, et Jean passe parce qu’il ne retient pas tout (surtout la nuit)) il nous a servi d’infinies variations parodiques sur le Petit âne gris d’Hugues Aufray à mourrir de rire (« à la manière de » Barbara, Renaud, Cabrel, Goldman, etc). Ça faisait longtemps que je n’avais pas assisté à un concert aussi riche et amusant ! J’ai d’ailleurs investi dans ses deux disques (dont je vous conseille vivement l’écoute, si je peux me permettre avant que les DADVSI et autres DRM nous l’interdisent).